lundi 15 mars 2010

Samuel Fournier recoit un "Wake-up call" à Toronto.

Avant de partir pour le E-camp de Toronto , le centre arrière Samuel Fournier se disait confiant et déterminé comme jamais . Dans cette extrait d`entrevue qu'il a accordé le 13 Mars a Richard Boutin du journal de Québec; il mentionne  : 
« Je dois être confiant, sinon je vais sombrer comme à mes deux dernières saisons à Laval, a-t-il signalé. Je n’ai pas été exploité comme je l’aurais souhaité et j’ai perdu confiance en mes moyens.
« Après deux saisons satisfaisantes (2006 et 2007), je pensais que je n’étais plus un bon joueur de football en 2008 et 2009, poursuit Fournier. Dans un certain sens, c’était le cas parce que la motivation et l’effort n’y étaient plus. » 
« Parmi les sept porteurs de ballon, il y a un seul vrai centre arrière, a-t-il affirmé. Même si quelques-uns ont présenté de belles statistiques, ils n’ont jamais joué comme centre arrière. Ils sont tous trop légers. Je suis convaincu d’être capable d’évoluer comme centre arrière et sur les unités spéciales dans la LCF au cours des prochaines années.
« Lors des tests physiques, ils seront tous plus vites, plus forts et plus hauts que moi, a ajouté le produit des Géants de Saint-Jean-sur Richelieu, mais je crois en moi même si je n’ai pas de statistiques pour appuyer mes propos. Je serai avantagé en protection de passe. » 
 Malgré ses bonne intentions ; c'est tout un "wake-up call" qu'il a reçu de la part de Danny Maciocia ; directeur-gérant des Eskimos d’Edmonton. Le Journal Richard Boutin présent à Toronto toute la fin de semaine (qu'on remercie beaucoup ; même si c'est son travail ! ) nous a pondu cet article paru dans le Journal de Quebec de ce matin :
L’ayant dirigé de 2004 à 2006 chez l’équipe canadienne junior, le directeur-gérant des Eskimos d’Edmonton connaît très bien le centre arrière du Rouge et Or de l’Université Laval. Maciocia ne s’est donc pas gêné pour lui brasser le pommier.
« En guise d’amitié et de remerciement, j’étais prêt à perdre une entrevue pour lui passer un message, a-t-il dit. Je lui ai dit que s’il ne joue pas dans la LCF, il sera le seul à blâmer. 
« Même si Samuel n’a pas connu la carrière universitaire qu’il aurait espérée, il n’est pas trop tard, poursuit le dégé des Eskimos. Samuel a encore des chances d’atteindre les rangs professionnels, mais il doit prouver à compter d’aujourd’hui, à son retour à Québec, qu’il est prêt à mettre tous les efforts nécessaires pour y arriver.»
Maciocia conseille fortement à Fournier de délaisser l’entraînement solitaire et de retrouver le préparateur physique Raymond Veillette et le Rouge et Or. « Toutes les ressources sont en place à l’Université Laval pour qu’il connaisse du succès, a-t-il dit. Si un gars comme Mathieu Bertrand part d’Edmonton pour revenir s’entraîner à Québec avec Raymond Veillette, il doit sûrement y avoir de bonnes raisons. Je ne vois pas pourquoi Samuel ne ferait pas la même chose.
« Je crois que Samuel peut être repêché, mais il devra se présenter au camp en grande forme, poursuit Maciocia. Le travail débute dès aujourd’hui. Une fois dans un camp de la LCF, il ne devra pas se satisfaire de cette première réussite, sinon un joueur plus affamé
lui enlèvera son poste. » 
Exigences élevées
Pendant trois ans au sein de l’équipe canadienne, Maciocia s’est montré exigeant envers Fournier. « Je le poussais, parce que je savais qu’il était excellent et aussi pour ne pas que ses succès lui montent à la tête, a-t-il dit. «Un gars comme Matt Henry était le réserviste de Samuel avec l’équipe et il a connu une meilleure carrière universitaire. L’évolution n’a pas été la même. Si Samuel n’a pas obtenu le temps de jeu souhaité à l’Université Laval, ce n’est pas parce qu’il était devancé par des coéquipiers extraordinaires, mais bien parce qu’il n’était pas prêt physiquement et mentalement. Il ne peut pas vivre dans le passé et il doit maintenant relever le défi qui se présente à lui. » 
Malgré les propos durs à son endroit, Samuel Fournier voue un grand respect au directeur gérant des Eskimos.
« Avec l’équipe canadienne, Danny était dur avec moi et j’étais son souffre-douleur, mais il m’a poussé à me dépasser, a raconté Fournier. C’est lui qui m’a conseillé d’opter pour Laval et il était convaincu, à l’époque, que j’allais atteindre la LCF même si je n’avais que 19 ans. En entrevue, samedi, il avait certaines choses à me dire et j’ai compris son message. »
Fournier a l’intention de mettre en pratique le conseil de Maciocia de revenir dans l’entourage du Rouge et Or. « Je vais m’asseoir avec Glen (Constantin) dès cette semaine, a-t-il confié. Au cours des deux dernières années, j’ai joué un rôle minime comparativement au rôle que j’occupais dans le passé. J’ai ainsi perdu la hargne et le désir de victoire. » 

En espérant que ces bons conseils vont le fouetter suffisamment ...

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